INSA de Strasbourg, Institut national des Sciences appliquées

Ecole publique d'Ingénieurs et d'Architectes

     
FORMATIONS
Recherche, Architecte, Ingénierie, Génie mécanique, Génie climatique et énergétique, Génie éléctrique, Génie civil, Plasturgie, Mécatronique, Topographie, Formation continue, Alternance
MOTS-CLES
Valorisation, Concevoir, Initier, Innover, Bâtir, Partenariat, International, Développement durable, Réseaux

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Cours en ligne de photogrammétrie : historique

La photogrammétrie et le relevé de l'architecture

La querelle entre Métrophotographie et Stéréophotogrammétrie

Dès le début du 20ème siècle, les partisans des deux méthodes s'opposent :

D'un coté, la Métrophotographie graphique : bases longues, axes fortement convergents, qui détermine par intersections graphiques (nécessitant des constructions délicates), la position dans l'espace de points caractéristiques du monument en nombre forcément limité.
De l'autre, la Stéréophotogrammétrie : bases plus courtes et convergences limitées permettant l'examen stéréoscopique des clichés, qui conduit à un tracé continu et très précis de tous les éléments du monument dans leurs moindres détails.

La première méthode utilisant du matériel simple et peu coûteux ne saurait être appliquée que par un spécialiste des monuments. Elle est donc surtout mise en oeuvre par des architectes.

La seconde méthodes nécessite des appareils beaucoup plus compliqués et onéreux. D'un caractère beaucoup plus technique, elle est principalement prônée par les géodésiens et les photogrammètres.

Cette querelle va durer ainsi jusqu'à la seconde guerre mondiale : le manque de collaboration entre architectes et techniciens de la photogrammétrie explique pourquoi les nouvelles méthodes n'ont pas connu l'essor qu'elles auraient pu espérer. Une conséquence regrettable est l'incompréhension de l'intérêt majeur que présentaient les archives photogrammétriques des monuments. 

Évolution depuis 1919 

Jusqu'en 1934, les deux méthodes exposées plus haut restent en conflit. Les méthodes d'intersection graphique appliquées unanimement jusqu'ici ont encore de grands défenseurs comme Henri Deneux (Architecte en chef des Monuments Historiques Français) qui publie en 1930 un ouvrage intitulé "La Métrophotographie appliquée à l'Architecture". Lors du congrès de Paris en 1934, la discussion est encore âpre entre les partisans des deux méthodes et chacun reste sur ses positions : la Commission Architecture du Congrès présenta malgré tout des résolutions comme celle d'établir les archives photogrammétriques dans tous les pays d'Europe et d'enseigner la photogrammétrie dans les écoles d'architecture. Dès lors, les partisans de Laussedat se perdent peu à peu et seul le Messbildanstalt de Berlin conserva cette méthode jusqu'en 1945. En 1935 un article qui vente les multiples procédés de la stéréophotogrammétrie aussi bien pour l'architecture que pour la sculpture entraîne le développement de ces travaux en Allemagne, Tchécoslovaquie et Suisse. En France, l'IGN effectue en 1943 son premier travail stéréophotogrammétrique d'architecture sur la Sainte Chapelle de Paris : cet essai donne toute garantie sur la qualité et la précision des résultats. Dans le même temps, les Pays-Bas constituent des archives photogrammétriques de ses principaux monuments.

Après 1945, les procédés utilisant des constructions graphiques sont définitivement abandonnés. Quelques années plus tard, les possibilités accrues de la photogrammétrie analytique viennent s'ajouter à celles du redressement et de la stéréorestitution.
À partir de 1960, les évolutions sont essentiellement d'ordre technique (cf. avancées techniques).

But des relevés photogrammétriques pour l'architecture 

- Constituer des archives photogrammétriques : archives de sécurité nécessaires étant donné les menaces de toutes sortes qui pèsent sur le patrimoine de l'humanité. Ces menaces ont amené l'UNESCO à lancer sa campagne internationale de sauvegarde en 1964.
- Réaliser des études historiques sur les techniques de construction, les unités de mesure, la chronologie de l'édification des différents éléments... La plus grande précision et fidélité scrupuleuse dans le tracé sont exigées alors.
- Études et travaux de restauration et de conservation des monuments, mise en valeur et revitalisation de vieux ensembles urbains ou ruraux.

Extension des applications de la photogrammétrie architecturale : étude des projets de construction, étude de forme, déformation des monuments, photo-interprétation architecturale, photosculpture, photogrammétrie des maquettes, photogrammétrie architecturale prospective...

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